4 accessoires pour chat inutiles ou dangereux



Le marché des accessoires pour animaux de compagnie est en plein essor, ce qui est une bonne nouvelle pour les maîtres qui aiment se faire plaisir en faisant plaisir à leur chat ! Néanmoins, avant d’investir dans un nouvel accessoire, il peut être judicieux de s’interroger sur son utilité et son innocuité. Ainsi, voici quatre accessoires des plus courants qu’il est conseillé… de ne pas acheter.

 

Le pointeur laser

Le pointeur laser a du succès auprès des maîtres comme des chats. Le maître agite le pointeur et le chat court comme un fou en essayant d’attraper le point lumineux, mais il n’y arrive jamais. Et c’est bien là le problème. Le jeu chez le chat reproduit la séquence de chasse. Or, avec le pointeur laser, le chat saute sur le point lumineux, mais cette « proie » lui échappe sans cesse et il ne peut jamais la sentir entre ses pattes, ce qui est très frustrant pour lui.
 
L’excitation et la frustration provoquées par le pointeur laser peuvent générer des problèmes de comportement, comme l’obsession des lumières ou de l’agressivité redirigée. Il est donc conseillé de laisser le pointeur laser de côté, et d’offrir à son chat des jeux plus adaptés, comme les cannes à pêche.

 

Le kit pour apprendre au chat à utiliser les wc

On peut éduquer un chat à utiliser les toilettes humaines plutôt que de faire ses besoins dans un bac à litière. Pour le maître, cette option peut sembler pratique, car elle résout les contraintes liées à l’entretien de la litière. Cependant, du point de vue du chat, un tel apprentissage est déconseillé. La séquence d’élimination chez le chat est stéréotypée. C’est un besoin instinctif chez lui de gratter, de faire un trou et d’y enfuir ses déjections.
 
Imposer au chat de faire ses besoins en position instable sur des toilettes, l’empêcher de gratter et de renifler ses déjections est source de stress pour lui. Par ailleurs, avec ce système, il est également plus difficile de détecter dans les selles ou les urines d’éventuels problèmes organiques. Pour toutes ces raisons, mieux vaut oublier l’idée de faire utiliser à son chat les toilettes humaines, et préférez lui offrir un bac à litière adapté.
 

Le collier

Faussement anodin, le collier pour chat peut se révéler très dangereux pour nos petits compagnons. Le chat peut s’accrocher par le collier à un piquet, une branche, ou n’importe quel objet saillant, et s’étrangler en voulant se libérer. De nombreux chats essaient également de se débarrasser du collier en passant la patte avant entre le collier et la peau. La patte reste coincée et le collier provoque des lésions profondes, voire mortelles sans l’intervention rapide d’un vétérinaire.
 
Les chats qui sortent comme les chats d’appartement sont concernés. Attention donc aux colliers anti-puces, aux colliers qui déclenchent l’ouverture des chatières comme aux colliers élastiques qui, contrairement aux arguments de vente, n’empêchent pas le chat de s’étrangler. Si vous tenez à faire porter un collier à votre chat, investissez uniquement dans un collier qui s’ouvrira en cas de traction importante.
 

Les protège-griffes pour chat

Les protège-griffes sont des capuchons en plastique que l’on colle sur les griffes du chat afin de prévenir les problèmes de griffades sur le mobilier ou sur le corps. Les protège-griffes ont été inventés aux Etats-Unis par un vétérinaire, et ils sont une alternative au dégriffage, pratique fréquente en Amérique (mais interdite en Europe).
 
Bien sûr, mieux vaut faire porter au chat des protège-griffes que de lui infliger une opération douloureuse et mutilante. Néanmoins, les griffades sont un moyen de communication important pour le chat, et elles sont indispensables à son équilibre physique et émotionnel. Plutôt que d’empêcher un chat de faire ses griffes, il est préférable de lui offrir les supports adéquates et de réserver les protège-griffes aux usages vétérinaires exclusivement.
 
Le mieux est parfois l’ennemi du bien. En évitant ces quatre accessoires dangereux ou ne respectant pas les besoins fondamentaux du chat, vous limiterez les sources potentielles de stress chez votre petit compagnon, et il en sera d’autant plus heureux !

 

Karine Olivier

comportementaliste, spécialiste du chat
diplôme reconnu par l’Etat
© tous droits réservés

 

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